L'Etrange affaire - suite et fin !

Saperlipopette ! J'avais posté cette suite, mais elle a disparu avec la mise à jour du blog. (Eh oui, quelques nouveautés sont en train d'apparaître : des smilies, une page contact, de nouvelles pages qui vont arriver et peut-être un nouveau design... Non non, je ne suis pas subitement devenue douée en informatique, tout le mérite en revient à la grande Zacharielle.)
Quoi qu'il en soit, je ne sais pas si vous aviez pu lire, ou commenter, la première fois ; mais comme la page a disparu, voici la suite et fin de cette histoire, deuxième édition !




Si elle ne s’était pas laissé le temps de réfléchir, c’était bien pour ne pas imaginer tout ce qui pourrait l’attendre à l’intérieur : monde de chaos, air irrespirable, obscurité oppressante et monstres à la gueule incrustée de crocs... Mais même si elle avait pu le faire, elle se serait quand même trouvée fort surprise, car l’intérieur n’avait rien à voir avec une seule de ces suppositions inquiétantes. Non. L’intérieur était comme l’extérieur : une brume épaisse et diffuse, partout, sans rien de plus. Pas de froid, pas d’odeur, pas de son, même : tout était amorti, retenu, étouffé. Aubépine ne put s’empêcher de frissonner. La seule sensation qu’elle éprouvait à ce moment-là était très curieuse, difficile à décrire. C’était une sensation profonde de… de vide. Elle se racla la gorge, n’émettant qu’un faible son atténué que le Brouillard sembla absorber immédiatement. Tout cela n’était guère rassurant. Elle se retourna instinctivement pour retrouver l’atmosphère plus peuplée de la forêt, mais le mur de Brouillard s’était refermé derrière elle, ou plutôt, elle avait l’impression d’avoir pénétré dans un lieu étrange, une bulle hors du temps coupée du reste du monde, où n’existait, où ne pouvait exister, que ce maudit Brouillard. Son cœur fit un petit bond entre ses côtes, elle se surprit à tressaillir. On aurait dit que tout était fait pour qu’elle se sente perdue, absolument seule et vulnérable. « Comme Malik au milieu de son désert », songea furtivement la fillette. Cela lui remit du baume au cœur. « Je ne vais pas avoir peur, décréta-t-elle solennellement en hochant la tête avec conviction. Je sais ce qui m’entoure, je sais où je veux aller, ou du moins ce que je cherche, et je sais où je veux retourner après, alors je ne compte pas me laisser intimider. D’ailleurs… » Elle fit un grand pas en avant, sûre d’elle, et se retrouva à l’extérieur du Brouillard, en face de la rangée d’arbres torturés qui lui avaient servi d’auditeurs. Les bruits de la nature lui parvinrent d’un coup : le bruissement du vent parmi les feuilles, le craquement du bois, le crépitement d’un caillou dégringolant entre les troncs, et elle s’aperçut qu’elle ne les avait encore jamais remarqués aussi nettement, avant son passage dans le silence opaque du Brouillard. Elle sourit. Parfait. Comme ça, elle saurait qu’il lui suffisait de rassembler ses forces et ses espoirs, et qu’elle pourrait sortir quand elle le voudrait. Elle hocha encore une fois la tête, toujours souriante, plissa les yeux bien fort, et pénétra de nouveau dans le Brouillard.
La seconde fois, le silence brutal lui parut encore plus soudain. Elle s’ébroua, avec la désagréable impression que quelqu’un venait de lui enfoncer du coton dans les oreilles, puis elle regarda attentivement autour d’elle. Rien ne semblait indiquer une quelconque solution au problème qu’elle était venue résoudre. Une nouvelle appréhension naquit au fond d’elle-même : et si elle échouait ? Et si elle avait fait tout ça pour rien ? Après tout, elle n’était qu’une enfant, même la Sorcière avait …
- …Malik s’avança courageusement dans le désert, balayant de ses yeux déterminés le paysage de sable et de feu, à la recherche de la moindre trace de sa chère Yamina, s’interrompit elle-même Aubépine.
C’était le Brouillard qui tentait d’amollir son courage, de la faire renoncer, de l’avaler à son tour, et de… l’embrouiller – sans mauvais jeu de mot. Eh bien c’était raté. Elle n’allait pas se laisser faire, non. Le village avait besoin d’elle. Il fallait lui ramener la joie et la confiance.
- Hé oh ! appela la fillette d’une voix haut perchée – mais son cri fut englouti sur-le-champ par les volutes blanchâtres qui stagnaient autour d’elle ; elle ne distinguait même pas le bout de ses sabots.
« N’aie pas peur », se répéta-t-elle sans cesse pendant quelques minutes, avant de s’apercevoir que cela ne faisait que l’inquiéter d’avantage. Elle tenta de se rappeler où elle en était de sa dernière histoire. Il ne fallait jamais laisser une histoire inachevée. C’était comme priver les personnages de la fin de leur vie, c’était comme couper un morceau d’eux-mêmes. Non, ça ne se faisait pas. Elle entreprit de ramasser ses idées et de terminer son récit, d’abord d’une voix hésitante, puis sur un ton plus passionné, emportée par son imagination. En même temps, elle se mit à avancer au hasard, au gré des dénivellations qu’elle sentait dans le terrain ; mais là encore, le sol s’obstinait à demeurer de plus en plus lisse et uniforme au fur et à mesure que le temps passait, voire même de plus en plus… brumeux. Elle termina son histoire et en entama une autre, s’autorisant à boire une gorgée d’eau dans sa gourde, plus pour se conformer à une idée de normalité que par réelle soif, car depuis son entrée dans le Brouillard, elle ne ressentait presque plus… rien. « Au moins, ceux qui sont avalés n’ont pas à souffrir de la faim ! », se dit-elle avec optimisme.
Après ce qui lui sembla être un long moment, un changement considérable se produisit : elle finit par discerner quelque chose. Une forme grise, ensevelie sous des nuages épais de Brouillard, recroquevillée sur elle-même, presque comme les pauvres arbres du bord du sentier. Une forme humaine.
- Ho hé ! s’écria Aubépine en faisant un petit bond de joie et en se précipitant vers elle.
C’était un homme, les genoux ramenés contre la poitrine et la tête prise entre ses mains, dans une position terrorisée qui fendit le cœur de la petite fille. Il tremblait de tous ses membres.
- Monsieur ? demanda-t-elle timidement en s’arrêtant devant lui. Monsieur, ça va ?
Il ne répondit pas et, saisi d’une convulsion de terreur, écarta un moment ses mains de son visage tanné par le soleil, qui avait en ce moment un teint livide. C’était le Jules. Aubépine se mordit la lèvre inférieure sous le coup de la surprise. Voir le robuste jeune homme pleurer à chaudes larmes était l’un des spectacles les plus déstabilisants qui lui eussent été donnés de voir. Elle s’approcha doucement et s’agenouilla à côté de lui.
- Hé, le Jules ? appela-t-elle avec toute la gentillesse dont elle se sentait capable, en lui posant une main sur l’épaule.
Il leva brièvement les yeux vers elle, des yeux bleus écarquillés, baignés de larmes. Aubépine eut un mouvement instinctif de recul devant toute cette détresse. Comment était-il possible que… ? Elle n’eut même pas besoin de terminer sa question. Le Brouillard faisait encore des siennes. Mince à la fin, ça commençait à bien faire ! Elle s’assit lentement à côté du grand gaillard massif, et se mit à lui parler.
- Hé, le Jules, il faut rentrer au village, maintenant : tout le monde vous cherche ! La Marie est dans tous ses états, vous ne pouvez pas vous absenter si longtemps, surtout par ces temps-ci !
A la mention de sa femme, le grand bonhomme releva subitement la tête, mais la présence du Brouillard tout autour de lui semblait lui obscurcir l’esprit, le ramener sans cesse à la peur profonde et secrète qui le torturait impitoyablement. Aubépine fronça ses épais sourcils noirs. Un moment, elle essaya de se mettre à la place du Jules, pour trouver une idée qui puisse le libérer quelques instants de sa terreur. Elle résolut de continuer ses histoires, puisqu’elles avaient si bien marché sur elle-même.
- Vous savez, commença-t-elle du ton le plus proche possible de celui de sa grand-mère, le soir, au coin du feu, lorsque les flammes dansantes faisaient jouer sur son visage ridé les couleurs chatoyantes du foyer. Je parie que vous ne connaissez pas la légende que je vais vous raconter. (Et qu’elle venait d’ailleurs d’inventer) Elle commence par une nuit d’été, dans une clairière ombragée où courait une source fraîche et chantante comme la voix d’un ménestrel. C’était il y a bien longtemps, du temps où l’on ne pouvait s’aventurer dans les bois sans la crainte de croiser le regard foudroyant d’un dragon gigantesque, du temps où les elfes déroulaient encore non loin des maisons leurs ribambelles de rondes dansantes et de chansons étranges. Ce soir-là, donc, alors que la lune cristalline éclairait les cieux comme une bougie d’argent, une jeune femme drapée de blanc marchait pieds nus dans la clairière, laissant sa traîne vaporeuse chatouiller les brins d’herbe sur son passage. C’était la princesse… – elle fit une légère pause le temps d’inventer un nom à la hauteur –… Bruma (elle aurait pu trouver mieux, tout compte fait). La plus belle mais aussi la plus secrète de toutes les jeunes filles du monde entier, et aussi la fille aînée du roi de Moulterigolade, le maître des lieux. La jeune femme s’avança d’un pas majestueux vers la source claire, se pencha pour cueillir dans sa main une lampée d’eau où son reflet ondulait avec grâce, et interrompit tout net son geste de la porter à ses lèvres. Derrière elle, elle avait perçu un mouvement.
Aubépine se tut quelques secondes. Le Jules avait cessé de sangloter, il la contemplait à présent avec la mine partagée d’un enfant apeuré, enfin de retour chez lui après une mésaventure, qui attend que la tranquillité de sa vie quotidienne apaise complètement ses inquiétudes. Ce n’était pas le moment de s’interrompre. Aubépine reprit la parole en plongeant ses yeux dans les siens.
- Lorsque Bruma fit volte-face dans un chantonnement de dentelles froissées, continua-t-elle, elle tomba nez à nez avec l’être le plus étrange qu’elle eût jamais rencontré. Il avait un visage tout jaune, tout en plis et en replis, avec des oreilles d’une longueur extraordinaire qui se terminaient par des ramages de feuilles plus vertes que celles des arbres qui les entouraient. Bruma eut une petite mimique stupéfaite ; le regard souriant de l’être la retint de s’enfuir en hurlant d’effroi. Elle fronça les sourcils, perplexe. L’autre l’imita avec difficulté, ses sourcils déjà rapprochés formant à présent un pli zigzaguant entre ses deux yeux, et sa bouche pliée en un sourire exagéré le faisant loucher énergiquement.
Sans s’en apercevoir, emportée dans son élan, Aubépine avait entreprit de mimer la scène, et son visage arborait la plus grotesque expression qu’il fût possible d’imaginer. Un éclat de rire étouffé lui parvint, et ce fut comme si un soleil entier prenait naissance dans sa poitrine : le Jules avait cessé de pleurer, il riait, apparemment remis de sa frayeur. Elle poursuivit son histoire avec encore plus d’entrain, s’embarquant avec Bruma dans de folles aventures au cœur d’une forêt mystérieuse. Bizarrement, ces récits qui auraient eu de quoi terrifier un jeune enfant par une nuit d’orage, ne suffisaient pas à leur rappeler l’horrible situation dans laquelle ils étaient piégés. Au contraire.
Arrivée à la fin de son histoire, Aubépine décocha un grand sourire au Jules, qui ne la quittait pas des yeux, fasciné.
- Merci, petite Aubépine, dit-il finalement, le regard brillant. Tu m’as sauvé.
La fillette chassa la remarque d’un haussement d’épaules, mais elle sentait en son for intérieur son petit soleil rayonner plus que jamais.
- Il faut partir d’ici, maintenant, déclara-t-elle en se levant d’un bond, joignant le geste à la parole. La Marie et les autres nous attendent depuis trop longtemps déjà.
- Oui, mais mes camarades ?
- Nous allons les prendre au passage !
Et il en fut ainsi. Ils marchèrent un petit moment avant de tomber sur une seconde silhouette, dans la même position tourmentée que celle où Aubépine avait trouvé le Jules, et qui marmonnait des supplications indistinctes ; c’était le Bernard. D’un ton expert, Aubépine se lança immédiatement dans une nouvelle histoire ; peu à peu, le Jules se joignit à elle pour appuyer tel où tel commentaire, pour ajouter des détails, et finalement ils se partagèrent la conclusion du récit, sous les yeux hilares du Bernard enfin remis de ses terribles souffrances. Tous trois se remirent en chemin à la recherche des six autres disparus, et réitérèrent la même opération jusqu’à les délivrer tous de leurs angoisses étouffantes, chacun prenant une part de plus en plus actives à l’histoire d’Aubépine, à tel point qu’il fallut au bout d’un moment s’obliger à garder le silence pour pouvoir la laisser arriver à la fin. Une fois la troupe au grand complet, Aubépine se planta devant les huit grands gaillards avec les mains sur les hanches et, du haut de son mètre trente-cinq, décréta solennellement :
- Bien, à présent, il s’agit de rejoindre le village !
Les huit accueillirent cette géniale suggestion avec une petite tape sur sa tête et des exclamations enthousiastes.
- Tout ce que vous avez à faire, psalmodia Aubépine tel un général passant ses troupes en revue, c’est de me croire. Et je vous dis que le prochain pas que nous ferons nous portera au-dehors du Brouillard. Jusqu’ici, j’ai eu raison, non ? Il faut que vous soyez absolument convaincus que c’est encore le cas.
- Moi, je te crois, petite Aubépine, répondit le Jules.
Les autres lui firent écho à l’unisson.
- Bien ! Alors, en avant !
Et tous ensemble, d’un même mouvement, ils levèrent une jambe, et firent un grand pas devant eux. Le Brouillard disparut aussitôt de leur champ de vision ; ils se retrouvèrent face au petit sentier de terre, par un jour sombre comme les ténèbres les plus profondes, mais, enfin, libérés du Brouillard. Des exclamations incrédules fusèrent dans tous les sens, et quelques uns se mirent à danser de joie, à se lancer dans des cabrioles complexes et à se serrer mutuellement la main avec chaleur. Aubépine se joignit avec ravissement à cette explosion de soulagement, et le Jules la hissa sur ses épaules pour reposer ses pieds fatigués.
- En avant ! lança-t-il à son tour avec un geste vigoureux de la main.
Le groupe se mit en route d’un bon pas, bien plus rapide que les frêles enjambées d’Aubépine à l’aller, en entonnant des chansons de marche d’une voix puissante. Il leur fallut toute la journée et toute la nuit qui suivit pour descendre la montagne escarpée, en se partageant les maigres victuailles qui restaient dans le balluchon de la fillette, et sans laisser la fatigue entraver la force que leur procurait leur allégresse nouvellement retrouvée. Enfin, au petit matin, ils débouchèrent sur le chemin terreux qui conduisait au village, et à la vue des premières habitations, chacun se mit à courir avec frénésie vers sa maison, vers sa famille, vers la vie qu’il avait quittée en partant combattre le Brouillard.
En entendant les premiers martèlements de leurs sabots sur les allées à demi pavées, quelques villageois osèrent un regard derrière le rideau jauni de leur fenêtre réduite, mais toujours un regard timide, craintif, apeuré. Rues et champs étaient déserts. On n’osait plus sortir de chez soi, écrasé par la présence oppressante du Brouillard, plus si loin que ça, dans la montagne, à ses portes. On sursautait au moindre bruit, on n’échangeait presque aucune parole, on se tassait sur son tabouret en épluchant les légumes racornis d’une main distraite et tremblante. Mais quand les éclats de voix traversèrent l’atmosphère pesante, quand les bruits de course et les rires tranchèrent le lourd silence apathique qui s’était emparé du village, une petite lueur se ranima au fond des âmes, et on se leva de son tabouret, on marcha vers sa fenêtre d’abord, puis vers sa porte, on l’entrouvrit, on risqua le bout de son nez à l’extérieur…
- La Marie ! tonna une voix puissante.
- Le Jules ! répondit une autre, plus haut perchée, plus étranglée.
Là, tout le monde sortit le reste de son nez, et même la tête tout entière, pour assister, éberlué, à des retrouvailles joyeuses. C’est à ce moment là qu’on commença à comprendre : ils étaient revenus. La petite qu’on croyait disparue, avalée elle aussi, avait finalement réussi à ramener les huit hommes ! D’ailleurs elle était là, radieuse, à courir de foyer en foyer pour tambouriner contre les portes en s’écriant :
- Venez, venez ! Sortez de chez vous ! Nous sommes de retour !
Petit à petit, les portes s’ouvrirent en effet, les habitants se risquèrent au-dehors, se mirent à sourire, incrédules, à serrer les mains des huit rescapés et de leur incroyable petit guide, puis celles de leurs voisins, puis on rit, puis on s’agita, puis on chanta de joie et on dansa de plaisir. L’effervescence inonda le village, des exclamations s’élevèrent, des tapes amicales retentissaient à n’en plus finir, les unes faisant écho aux autres, rythmant les chants de liesse.
- Aubépine ? tremblota une voix, au milieu du désordre enjoué qui régnait partout.
- Mamie ! Mamie !
La petite fille fendit la foule vers sa grand-mère et elles s’étreignirent, encore et encore, l’une enfouissant son petit visage dans l’épaule de l’autre, qui souriait interminablement.
- Mes amis ! rugit soudain le maire, sa voix portant plus que les discussions exaltées et les cris de bonheur qui surgissaient de ci de là. Venez tous dans la cour de la mairie : les décorations pour la fête du village n’ont pas été défaites. Célébrons ce retour glorieux !
Et comme un seul homme, tout le village grimpa la petite côte jusqu’à la cour en question, sans cesser de plaisanter, de gambader, de sourire à tout le monde. La fête battit son comble toute la journée. On assit les neufs arrivants à une table et on leur apporta de quoi se restaurer en les pressant de questions.
Plus tard, lorsque l’euphorie se serait dissipée et que chacun repartirait effectuer avec entrain ses petites tâches quotidiennes, on élèverait un regard confiant vers la montagne, et on découvrirait qu’elle était revenue, entière, comme si de rien n’était, et que le ciel était à nouveau d’un bleu limpide et riant. On avait vaincu le Brouillard.
Mais pour l’heure, lorsque le maréchal-ferrant parvint à se faire entendre par-dessus le brouhaha pour demander : « Mais comment donc que vous avez réussi ? », ce fut Aubépine qui répondit, d’un ton malicieux, en couvant sa chère grand-mère du regard:
- Le pouvoir du rêve fait parfois des miracles, vous savez ?
Et depuis lors, à chaque fête du village, on se réunit dans la cour de la mairie pour se raconter des contes, et rêver ensemble à tout un tas de choses, aux mystères de la vie, à la joie des retours, au courage et à l’espoir. On sait bien que si jamais le Brouillard revient, cette fois, on sera à prêt à le repousser. Car cette aventure a eu lieu il y a bien longtemps, mais qu’importe ? Il ne faut jamais négliger le pouvoir des histoires ; qui sait, peut-être un jour, celle-ci vous servira-t-elle, à vous aussi.


FIN.




Commentaires

Le 07 août 2010 Aria a dit :

Bah moi, j'avais enregistré et imprimé et lu ! j'adore ! 8-)

Le 07 août 2010 Milora a dit :

Si vite ? Wow !
Merci =)
Je vais bientôt poster une nouvelle histoire ! 8-)

Le 07 août 2010 Aria a dit :

Ho ouiiii ! Une novuele histoiiirre :lol:

Le 22 août 2010 Minyu a dit :

C'est normal que le texte de mon commentaire ne s'affiche pas ? :(

Le 22 août 2010 Milora a dit :

Non, c'est pas normal. Même quand je vais dans le panneau d'administration, ça me met qu'il n'y a pas de texte dans le message. Une fausse manip ? :-o

Le 22 août 2010 Minyu a dit :

Oh, j'ai peut-être cliqué sur "effacer" sans faire exprès... :-o
Bon, en gros je disais que j'aimais bien la fin et que j'avais été surprise parce que "le pouvoir du rêve" est le titre exact d'une courte pièce de théâtre que j'ai écrite il y a quelques mois...

Le 22 août 2010 Milora a dit :

Ou alors y a eu un bug... Le mystère perdurera ! ^^

C'est marrant pour le titre ; on est sur la même longueur d'ondes, faut croire !

Merci de ta lecture ! =)

Le 26 août 2010 Llyne a dit :

J'aime beaucoup cette histoire =)
Et oui peut-être que cette histoire me servira ^^

Le 14 février 2012 folm a dit :

sympa cette histoire. :smilies7:

Le 24 février 2012 Milora a dit :

Merci ^^ J'ai essayé de la retravailler pour en faire clairement un conte pour enfants, mais je n'ai pas terminé...

Le 09 septembre 2017 espion a dit :

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Le 10 décembre 2020 sdsd a dit :

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Le 18 mai 2021 สล็อต a dit :

L'Etrange affaire de la montagne envolée (1)

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Commentaire : ;) >_< shame :S mrgreen oO siffle :) :( xD

Quelle est la troisième lettre du mot nldct ? :